• http://www.kulturesoundsociety.com/wp-content/uploads/2011/03/skunk-anansie_wonderlustre.jpg

    http://www.myspace.com/skunkanansiemusic

    Origine du Groupe : U.K

    Style : Alternative Rock

    Sortie : 2010



    Par Ëklir pour http://www.obskure.com



    Commençons par pourfendre le lieu commun : "Wonderlustre" sera dans l'œuvre de Skunk Anansie l'album de l'immaturité, la salvatrice immaturité, celle qui inspire les péripéties de l'adolescence
    et souffle sur les braises de l'ardeur insurrectionnelle de nos jeunesses. Celle enfin qui confirme aujourd'hui aux trentenaires initiés au son rock des nineties que jadis, ils n'écoutaient pas
    de la m... et qu'ils n'ont pas trop mal vieilli, au même titre que la bande originale de leurs primes années.



    Il ne faut en contrepartie s'attendre à aucune révolution. Le travail du combo britannique ne tend véritablement vers aucun élément nouveau, aucune prise de risque majeure, les fans de la
    première heure peuvent être rassurés. Et, mine de rien, tout en finesse derrière les structures directes, tubesques, FM, tous ces vilains compromis du commerce musical, ce britrock-là, ressuscité
    à l'aube de nos années dix, est en mesure de conquérir un public nouveau, né dans la décennie du succès passé de Skunk Anansie. Faut-il y voir l'expression d'une excellence atemporelle ? Ou bien
    le quatuor avait-il quinze ans d'avance sur son époque à l'heure du bénéfique "Hedonism", tandis que leur talent serait aujourd'hui enfin d'actualité ?



    Ne nous emballons pas. Ce n'est sans doute rien de tout cela. Les recettes concoctées dans les années quatre-vingt dix avaient de tels ingrédients si bien arrangés que la sauce à pu tenir
    jusque-là. Citons Foo Fighters et Placebo comme des commis inventifs, qui savent nous servir toujours de la bonne soupe. Nous ne les insulterons pas si nous affirmons qu'il ne s'agit pas pour
    autant de grande cuisine.



    Tous les genres musicaux ne sont pas, c'est une lapalissade, de même nature, et n'ont ainsi pas les mêmes fonctions, du moins n'ont-ils pas les mêmes effets. "Wonderlustre" se veut ainsi entêtant
    ("Over the Love", "My ugly Boy"), subtil ("Talk too Much"), mélancolique ("You saved me"), lumineux ("The sweetest Thing"), entraînant. Succession d'approches rythmiques et catalogue de
    sentiments pour un but unique et simple. Plaire. Au plus grand nombre, plaire. Sans vice ni mépris mais parce qu'il est plus confortable de tout mettre en œuvre pour se faire aimer. Qui a dit que
    le Britrock n'était pas autre chose que de la Pop ? Motus, gardons le secret pour nous.



    Et si tout cela ne tenait au fond qu'à l'incroyable charisme de Skin ? A cette voix chaude et singulière ? A ce physique aussi sec et dépouillé que le sont ses chansons (je dis "ses" tant elle
    porte le groupe sur ses graciles épaules) ? A cette bouche mythique, à cette boule à zéro culte ? Pas seulement sans doute, ses albums solos n'ayant pas fracassé les charts ces dix dernières
    années. Pourtant quelle présence, quelle gueule ! Et si tout cela n'était qu'une mystification de plus élaborée dans nos esprits mortels en mal de figures héroïques éternelles ? Peut-être, tant
    les compositions du combo restent d'un point de vue strictement musical plutôt anecdotiques. Il n'empêche que Skunk Anansie, sans doute à travers l'aura de Skin, demeurera pour toujours (nous
    parlons aux trentenaires) un groupe de légende.











    Tracklist :

    01. God loves only You

    02. My ugly Boy

    03. Over the Love

    04. Talk too much

    05. The sweetest Thing

    06. It doesn't matter

    07. You're too expensive for Me

    08. My Love will fall

    09. You saved Me

    10. Feeling the Itch

    11. You can't always do what You like

    12. I Will Stay But You Should Leave

    13. Would You ? [digital bonus track]

    mp3

    DOWNLOAD1.gif

    DOWNLOAD1.gif

    Technorati

  • january25ers

    http://www.youtube.com

     



     

    نحنُ الثلاثة كنّا دائِماً متحمِسين إلى كل ما له علاقة بِتداول أفكار، تجارب ورُئَ و لما رأينا ما حصل في تونس، مصر و الآن في ليبيا و البحرين، أردنا بكل قوة إحداث" شعب2شعب" (C2C) حركة لمساعدة دفع
    هذه الطاقة الموجودة و الشجاعة الجدية نشاهدها بفخر خلال الأسابيع الأخيرة.

    المجتمع المدني أخذ أخيراً مكانهُ الصحيح في تحويل العالم الذِّي نعيش فيه.

    هذه الأغنية صدى لكل هذه المشاعر...



    ليفي ستار، المهدي خيَّاط، ناتشو أَدوْرنا

    شعب2شعب تحيا حرية الإنترنيت



    ----------------------------------------

    <wbr></wbr>­--------------

    ----------------------------------------<wbr></wbr>­--------------

    The three of us have always been passionate about sharing ideas, experiences and visions and when we saw what was happening in Tunisia, Egypt and now in Libya and Bahrein. we really wanted to
    create a "citizen to citizen" (C2C) movement to help`propel this new-found energy and courage we have all proudly witnessed in recent weeks. Civil society is finally taking in rightful place in
    transforming the world we live in.

    This song echos all of these sentiments...



    El Mehdi Khayat

    Nacho Adorna

    Leví Star



    C2C Internet Freedom

    ---------------------------



    Thanx to "O Egypt rise" - Sheikh Imam - Nagib Shihab *





    ----------------------------------------<wbr></wbr>­---------------

    JANUARY 25ERS



    Open up your eyes

    For the new times

    For a new world

    To be free



    We'll never back down

    'Cause we know

    There's a story to be told

    So open up your soul... Come on!



    I am not alone

    We stand united

    I am not alone

    We stand united



    JANUARY 25ERS



    WE WANT TO OVERTHROW THE REGIME





    We are all Khaled Said

    Internet is an open door

    When you can't walk in the streets



    Let us talk

    Let us feel

    We know that time has come

    It's time for us to DREAM

    I am not alone

    We stand united

    I am not alone

    We stand united



    JANUARY 25ERS



    WE WANT TO OVERTHROW THE REGIME



    (No matter how dark it is... Light always finds the way)



    Listen to the youth... Listen to the youth

    "rise up and gather your strength

    I can make your wishes come true

    Neither oppression nor darkness will make me fold"*

    Listen to the youth... Listen to the youth







    Thanx to "O Egypt rise" - Sheikh Imam - Nagib Shihab *



    ----------------------------------------<wbr></wbr>­-------------

    JANUARY 25ERS



    Abre bien los ojos

    Para una nueva época

    Para un mundo nuevo

    Para ser libre



    Nunca retrocederemos

    Porque sabemos

    Que hay una historia que contar

    Así que abre tu alma ... ¡Vamos!



    Yo no estoy solo

    Nosotros estamos unidos

    Yo no estoy solo

    Nosotros estamos unidos

    Amigos mios



    JANUARY 25ERS



    El pueblo quiere derrocar al régimen





    Todos somos Khaled Said

    Internet es una puerta abierta

    Cuando no se puede caminar en las calles



    Dejadnos hablar

    Dejadnos sentir

    Sabemos que la hora ha llegado

    Es nuestro momento de SOÑAR



    Yo no estoy solo

    Nosotros estamos unidos

    Yo no estoy solo

    Nosotros estamos unidos

    Amigos mios!!



    JANUARY 25ERS



    El pueblo quiere derrocar al régimen



    (No importa lo oscuro que esté ... La luz siempre encuentra el camino)



    Escucha a los jóvenes ... Escucha a los jóvenes...

    "Levantate y recupera tus fuerzas

    Yo puedo hacer tus deseos realidad

    Ni la opresión ni la oscuridad que me doblará"

    Escucha a los jóvenes ... Escuchar a los jóvenes...

    Amigos mios



    El pueblo quiere derrocar al régimen

    Technorati

  • http://4.bp.blogspot.com/_NK3NwhcAKOY/SHurLKhy1lI/AAAAAAAAAmE/aD6iM0ihZjY/s320-R/Dirty+Three+-+A+Strange+Holiday.JPG

    http://www.anchorandhope.com

    http://www.myspace.com/dirtythree

    Origine du Groupe : Australia

    Style : Post Rock , Alternative Rock , Instrumental , Experimental

    Sortie : 1998



    From Wikipedia :

    Dirty Three est un trio de rock instrumental expérimental formé en 1992 à Melbourne.



    Ils ont effectué des tournées en première partie de groupes emblématiques du rock indépendant comme Sonic Youth ou Pavement. Grâce au soutien de John Cale, le groupe a signé chez Touch and Go
    Records en 1995, label sur lequel ont été publiés bon nombre de ses enregistrements depuis lors.



    Tracklist :

    1. Summer's Lost Heart (2:54)

    2. Somewhere Else, Somewhere Good (4:21)

    3. A Strange Holiday (5:21)

    4. Xmas Song (1:36)

    5. Au Revoir Petit Chat (8:20)

    mp3


    Tell a Friend



    <script type="text/javascript">// <![CDATA[ aR_BgColor=""; aR_FgColor=""; aR_url=location.href; aR_title=document.title; aR_StarType ='3'; document.write('
    <\/div>'); document.write('<scr'+'ipt type="text/JavaScript" src="http://addratings.com/aR_BootStrap.js"><\/scr'+'ipt>'); // ]]></script>
    Technorati

  • http://i4.fastpic.ru/big/2010/0513/c8/a8d8bf0e5c56aa3c13884ef868cd02c8.jpg

    http://www.myspace.com/elcreepowillgetyou

    Origine du Groupe : North America

    Style : Alternative , Alternative Rock , Experimental

    Sortie : 2009



    From the demented mind of Todd Smith comes a catchy, twisted, and thoroughly entertaining record. For the uninitiated, Todd Smith was the frontman and head songwriter of now defunct Dog Fashion
    Disco and it's reincarnation, Polkadot Cadaver. Both bands known for their genre bending and catchy metal jams, Smith manages to take his unique ear for music and apply it in a whole new way.



    Focusing mostly on a more mellow style, El-Creepo! takes what you expect and tosses it out the window. Smith, wanting to make a more acoustic centered record, wrote an odd but cohesive mix of
    offbeat songs. Here you'll find anything from a loungy country tune to 80's synth pop to hammock-style mandolin fun. Every track offers something new and is a total treat to listen to. Do not be
    mistaken, the songs are not weird for the sake of weird, but they are eccentric and still very listenable.



    Smith handles a majority of the instrumentation, whether it be live guitar or bass, or digital instruments like synths and drums. Any live drums are taken by ex-DFD's John Ensminger. Songs like
    "Pitchfork" demonstrate his prowess around a kit, with perfectly placed accents and impressive fills. The production side off the album is also superb. Even with the variety of styles, you'll
    find everything sounds clean and in place.



    Handling all of the singing, Smith's voice ranges from deceptively sweet to deranged. Any kindness of the vocals is usually offset by the dark lyrics. Listening to the opening track, "Lazy
    Tiger," one might not readily guess that the easy-going mandolin groove is a song about being stalked by a killer. Or the unassuming acoustic strumming of "Spaceneedle" hides lyrics about the
    morbidly beautiful side of doing heroin. A personal favorite is from the track "Witch Hunt" which describes the memoirs of a Jonestown massacre survivor. "What do they want from me/a deathbed
    confession or a heartfelt apology/lets pass the Kool-Aid/strictnine and strawberry/it's a Jonestown holiday/ all the kids are in their graves." For the most part these lyrics are clever and well
    written and not done so much for shock value as they are for a twisted sense of humor.



    While, as I previously stated, the main focus of the album is a more mellow and acoustic style, El-Creepo! kicks it up a few notches when it has to. "The Art of Bullfighting" slowly builds to a
    maniacal outro that could leave your head spinning. "Hitman," which is apt to garner plenty of Mike Patton comparisons, is a face-paced hard rock jam. The synth pop groove of "Hot Little Temper"
    is bound to have people dancing in their cars.



    In closing, El-Creepo! is an extremely well collection of unique but entertaining songs. Some people may be put off by the subject matter of the lyrics, but others are going to find the songs
    here surprisingly catchy and fun. Those who weren't fans of DFD or PC can expect something totally different. It's worth a listen to anyone as you are bound to find something you'll like.



    by Detective Dan

    permalink



    Tracklist :

    1.     "Lazy Tiger"        

    2.     "Witch Hunt"        

    3.     "Orange Peel Sunrise"        

    4.     "Easy Killer"        

    5.     "Skeleton Horse"        

    6.     "The Art Of Bullfighting"        

    7.     "El-Creepo!"        

    8.     "Hitman"        

    9.     "Hot Little Temper"        

    10.     "Bachanalian Desert Heathens"        

    11.     "Pitchfork"        

    12.     "Space Needle"        

    13.     "Bloody Mary"

    mp3


    <script type="text/javascript">// <![CDATA[ aR_BgColor=""; aR_FgColor=""; aR_url=location.href; aR_title=document.title; aR_StarType ='3';document.write('

    <\/div>');document.write('<scr'+'ipt type="text/JavaScript" src="http://addratings.com/aR_BootStrap.js"><\/scr'+'ipt>');// ]]></script>

    Tell a Friend 

    Technorati

  • http://ia360705.us.archive.org/12/items/laridae054/pornstar_gfx1_eng.jpg?cnt=0

    Note :

    http://www.laridae.at/releases.php?release=laridae054

    http://www.archive.org/details/laridae054#

    Origine du Groupe : Ukraine

    Style : Alternative , Trip Hop , Art Rock , Downtempo

    Sortie : 2010

    Stream :

    From : http://www.laridae.at

    We don`t know much about 1/16, besides that they come from the Ukraine and make damn good music. The result is a mixture of Trip Hop, Downtempo and Art Rock, abstract modern rhythmic poetry
    filled with strange and sometimes shocking images.

    Tracklist :

    01. Bald-Headed

    02. Lullaby

    03. Pornstar

    04. Stereovomiting

    05. Japan Animation

    06. John

    [Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 3.0 Austria]

    00000000000000DOWNLOAD

     

    Tell a Friend

    Technorati

  • http://ekladata.com/P9iQJwZS6LFcevDpDPP-CCiek98.jpg

    Note :

    http://www.laetitiasheriff.com

    http://www.myspace.com/laetitiasheriff





    Il fallait absolument que je fasse cet article avant de partir en vacances, pour combler (modestement) le vide médiatique qui a accompagné la sortie de l’excellent deuxième album de Laetitia
    Shériff, Games Over. Les artistes de ce style et de cette qualité sont pourtant si rares en France…



    En 2004, il me semble pourtant que Codification avait fait à juste titre un peu de bruit à sa sortie. Trop rapidement associée à PJ Harvey (comme toute nana qui fait un rock poignant plutôt que
    de la pop légère), ressemblance qu’on ne ressent que vaguement sur le premier titre « Roses » à la rythmique lourde et saturée, Laetitia Shériff est bien plus la pendante française de 
    Shannon Wright  (on voit déjà à quel niveau elle se situe). L’ambiance pesante de l’album Codification, souvent mise en place par une grosse basse et quelques notes de guitare tristes comme
    un crachin sur une ville polluée, est à rapprocher des albums de l’américaine, mais avec une production beaucoup plus travaillée. Avec l’aide de ses deux acolytes, Laetitia Shériff interprète de
    sa belle voix, souvent mise en sourdine, de glauques histoires de manière plutôt simple et efficace, dont on peut retenir au moins deux tubes potentiels (dans un monde meilleur, cela va de soit…)
    : « Codification » (surtout pour son refrain) et « …bind » dont on se demande pourquoi elle n’est pas passée plus à la radio. La disque est cohérent même sur les chemins de traverse que sont les
    deux petits instrumentaux (quelques mesures suffisent à poser une ambiance) ou sur le mélodique « the Date », seul titre à ne s’appuyer que sur des arpèges de guitare et un texte sobre et
    émouvant. Les meilleurs morceaux sont à chercher en milieu d’album avec les intenses « Aquarius » et « that Lover » qui après avoir hésité entre accords musclés et pauses mélodiques finissent par
    s’intensifier dans une déferlante quasi punk. A noter aussi « Music Box », qui avec son gros son de basse et son rythme presque électro, évoquant un Cocteau Twins qui se serait surpassé pour ne
    pas être chiant, préfigure certains des excellents morceaux de l’album suivant. Codification est une merveille, accompagné en plus d’une pochette magnifique qui interdit de ne pas acheter le CD,
    dont on se demande comment il n’apparaît pas plus souvent dans les favoris des amateurs français de musique « indé ».



    En voyant la pochette du Games Over, je me suis jeté dessus sans réfléchir, attiré par l’artwork et par le souvenir (un peu lointain) du Codification, et bien m’en a pris, comme on va le voir.
    Tout d’abord le « livret », aussi splendide qu’il n’est pas pratique, puisqu’il consiste en un paquet de feuilles volantes présentant au recto une carte à jouer illustrant un titre dont les
    paroles sont au verso, dans un style symbolique/ésotérique qui m’a toujours beaucoup attiré. Beaux dessins en noir et blanc collant parfaitement à l’ambiance de Games Over, dont le titre suggère
    bien qu’elle n’est pas particulièrement ensoleillée. Et de fait, on démarre par la plus longue chanson de l’album, dont les tragiques notes de piano prennent le rôle attribué à la guitare sur
    l’album précédent. Le rythme est marqué par des tapements de mains qui s’ils donnent un effet joyeux aux chansons rapides sont plutôt lugubres sur de lents tempos, ce qui est bien sur le cas ici.
    Agrémentant le fond glacial de cette chanson décrivant la solitude d’une personne confrontée à l’ignorance de ses origines (« the Story won’t persist in being a closed book »), les cordes font
    une première lyrique apparition. On retrouvera cette ambiance et ce piano crépusculaire sur « Black Dog », qui voit pour sa part l’introduction de rythmes électroniques qui prendront plus
    d’ampleur en fin d’album. Les chansons vont d’ailleurs bizarrement le plus souvent par paires. Ainsi l’enchaînement « Let’s Party » et « Hullabaloo », fausses chansons joyeuses basée sur un riff
    rock de guitare répété  plutôt classique dont l’énergie cache des paroles assez pessimistes sur l’état de la planète et de ses habitants. « Hullabaloo », dénonçant les dérives de la télé,
    sonne comme un Throwing Muses moderne, impression qu’on retrouvera par petites touches sur d’autres titres. Après une chanson plus pop, mais pas forcément plus facile d’accès, mêlant religion et
    sexualité dans un thème très PJ Harvey (« Memento, put her in a picture »), Laetitia Shériff, toujours accompagnée de ses deux excellents collaborateurs Olivier Mellano et Gael Desbois, propose
    un autre diptyque plus calme évoquant Bjork. Si « Like Ink with the Rain » reste une chanson d’ambiance avec cordes et pluie, telle un Mercury Rev timide, « Cosmosonic » enfle progressivement
    jusqu’à atteindre des arrangements quasi Zeppelinien sur son final. Ces deux morceaux sont en outre bien servis par de sobres apparitions d’une guitare très mélodiques. Pas avare en changements
    de styles, Laetitia Shériff enchaîne avec deux titres très différents, dont les rythmes electros sont si surprenants qu’ils seront associés dans mon souvenir à l’ensemble de l’album après ma
    première écoute. On commence par « Easily Influenced », comme sorti des années New Wave, dont la voix parfaite et la nouvelle apparition divine de la guitare n’expliquent pas tout à fait la forte
    impression qu’il m’a fait : certainement mon titre préféré. Puis « the Evil Eye », qui donne une idée de ce qu’auraient pu être les Cars s’ils avaient été bons. Un petit passage par le grunge,
    pour une chanson violente sur l’amour et la solitude (« Solitary Play »), et on attaque déjà la fin de l’album, avec « Lockless », encore une belle démonstration de la française. Elle invoque des
    rythmes vaudous pour nous tenir enfermée dans sa composition, tels les pauvres poissons cernés par le serpent sur la pochette, le danger se rapprochant au fur et à mesure que les larsens et la
    batterie la font évoluer en un rock dont on aimerait se libérer : hélas, hypnotisés, nous écoutons fascinés jusqu’à la dernière note cet hommage désespéré à notre liberté perdue. Au final ne nous
    reste que nos amours foirés, tristement décrits sur le lent « There, high » final, interprété à l’orgue, dont le début fait irrémédiablement penser à celui d’ « Hyperballad » de Bjork.



    Très cohérent sur les thèmes abordés (solitude, amour et manque confié sans trop d’espoir à un ailleurs spirituel), l’album aurait pu pâtir d’une trop grande variété de styles. Mais c’est toute
    la force de Laetitia Shériff (sans doute sa voix superbe, aux registres et phrasés incroyablement variés) d’avoir au contraire rendu cela passionnant, alors même que la plupart des sonorités
    évoquées plus haut (plutôt années 80, donc) ne sont vraiment pas mes préférées. Et pourtant, nous tenons là probablement un des disques les plus réussis de l’année, dont la richesse globale ne
    peut très certainement se révéler qu’au prix d’un nombre d’écoutes élevé. Et c’est tant mieux, puisque c’est le sort qu’on réserve à Games Over.

     

    par blinkinglights

    permalink





    Origine du Groupe : France

    Style : Alternative Fusion , Alternative Rock

    Sortie : 2008



    Tracklist :

    1.The Story Won’t Persist

    2.  Let’s Party

    3. Hullabaloo

    4. Black Dog

    5. Memento, Put Her in the Picture

    6.Cosmosonic

    7.Like Ink With the Rain

    8.Easily Influenced

    9. The Evil Eye

    10.  Solitary Play

    11. Lockless

    12. There, High

    00000000000000DOWNLOAD




    Tell a Friend

    Technorati




    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique