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    http://www.lydia-lunch.org

    http://www.myspace.com/lydialunch

    http://www.myspace.com/bigsexynoise





    Origine du Groupe : North America , U.K

    Style : Alternative Rock

    Sortie : 2011



    Pour http://666rpm.blogspot.com



    Jusqu’ici je n’ai guère été charitable avec Lydia Lunch et son groupe Big Sexy Noise. Leur premier album sans titre me semble aujourd’hui toujours aussi bancal, pauvre parfois et sans grand
    intérêt sur les trois quarts de ses titres. Un vrai pétard mouillé. Le Son Du Maquis a choisi de publier Trust The Witch (« fais confiance à la sorcière »), le tout nouvel album de Big Sexy Noise
    non sans avoir entretemps réédité, comme il convenait de le faire, 13 13, le chef d’œuvre absolu de Lydia Lunch. L’appréhension refait naturellement surface mais l’envie d’écouter également.
    Alors allons-y.

    Première constatation : le line-up de Big Sexy Noise est toujours le même, à savoir Lydia Lunch au chant et aux textes, James Johnston à la guitare, Terry Edwards à l’orgue et au saxophone ainsi
    que Ian White à la batterie. Et on pense toujours que les trois musiciens de Gallon Drunk sont bien ce qui peut convenir de mieux comme backing band à Lydia Lunch à l’heure actuelle. Toutes les
    compositions sont signées Lunch/Johnston – alors que sur le premier album il y avait des reprises pas toujours très heureuses (Lynyrd Skynyrd !) – et, effectivement, le niveau général de Trust
    The Witch s’en ressent automatiquement, de même qu’un sentiment d’unicité certain. Trust The Witch se révèle rapidement quelque peu supérieur à tout ce que Big Sexy Noise a pu enregistrer
    jusqu’ici, ce qui n’était pas bien dur au départ, on ne peut donc pas dire cela constitue un exploit.

    Déjà, question chant, Lydia Lunch a décidé de faire quelques efforts, tentant d’oublier – sans malheureusement y arriver totalement – moult de ses tics gênants : tout est bien mieux en place, la
    dame ne se vautre pas de trop dans les tentations d’un phrasé rapé bien que restant toujours assez proche d’une scansion, mi parlée, sans aucun doute héritée des longues années de spoken words de
    la chanteuse/performeuse. Mais cette voix, abimée, colérique, se lâche enfin sur Trust The Witch, retrouve une vindicte, une conviction, une urgence et donc toute la vitalité qu’elle méritait et
    au service de laquelle elle se met parfois à hurler, pour notre plus grand plaisir. La fausse lascivité de Lydia Lunch – teintée d’ironie, ce qui fonctionnait parfaitement sur certains de ses
    enregistrements plus anciens, ceux pour lesquels elle prenait des airs de vamp destroy toujours armée d’un flingue ou d’une paire de cisailles (Honeymoon in Red, Shotgun Wedding) – a presque
    disparu, même si on en retrouve pourtant quelques traces sur Won’t Leave You Alone ou Collision Course, et laisse la place à un nuancier qui ne sent plus le passage en force : ainsi les presque
    chuchotements du morceau titre n’en sont que plus percutants, tout comme les cris de rage de Mahakali Calling.

    La musique de Big Sexy Noise est toujours aussi lente et crue, se tournant éventuellement vers un mid tempo appuyé et presque boogie – exception notoire : les très dynamiques et enlevés Cross The
    Line et Forever On The Run, judicieusement placé à la fin du disque. Mais surtout Big Sexy Noise préfère le plus souvent gratter le blues jusqu’à l’os, lui donner cette coloration sale et puante
    qui hante les grands disques malades. Un grand disque, Trust The Witch n’en est certainement pas un mais on peut estimer que dessus Lydia Lunch et de ses trois musiciens renouent avec une bonne
    partie de leur talent.

    Ce deuxième album de Big Sexy Noise est ainsi nettement plus recommandable que son prédécesseur, bien qu’il ait à subir une (relative) baisse de régime sur sa seconde partie. On a quand même un
    peu de mal à apprécier cette tierce de titres moins habités – et en pilotage automatique – que constituent Devil’s Working Overtime, Where you Gonna Run et Collision Course, trois titres
    rapidement contrebalancés par Not Your Fault et Forever On The Run. Un rebond nécessaire et la preuve, s’il en fallait encore une, que la sorcière et ses maléfices sont bien de retour.





    Tracklist :

    01. Ballin’ The Jack

    02. Cross The Line

    03. Won’t Leave You Alone

    04. Mahakali Calling

    05. Trust The Witch

    06. Devil’s Working Overtime

    07. Where You Gonna Run

    08. Collision Course

    09. Not Your Fault

    10. Forever On The Run

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