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    http://www.myspace.com/natachaatlasofficial

    Origine du Groupe : U.K , Egypt

    Style : World Music

    Sortie : 2010

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    Après s’être frottée à la dance métissée, et à des reprises farouchement sensuelles (« Mon amie la rose », 1999) ou branchées sur le secteur (« I Put A Spell On You », 2001), l’ancienne chanteuse
    de Transglobal Underground a, en 2007 (et l’album Ana Hina), négocié un prolifique virage vers une inspiration plus authentique, et naturelle, et des racines musicales directement en phase avec
    la tradition égyptienne ou libanaise.

     

    Mounqaliba/In A State Of Reversal poursuit heureusement ce cheminement métissé et acoustique, et, bien que certaines machines de studio, en particulier des boîtes à rythme, se soient immiscées
    dans le projet - mêlant ensemble à cordes et inspiration ottomane, piano de jazz (la brillante Britannique Zoe Rahman tient le clavier) et percussions orientales. Enregistré à Londres, l’album
    s’orne d’une majorité de compositions de la chanteuse et de son fidèle associé artistique le violoniste Samy Bishai (bien que l’ancien Transglobal Underground Tim Whelan soit venu prêter main
    forte à l’élaboration d’une mélodie), chansons plutôt mélancoliques, ou désenchantées.



    Natacha Atlas, et jusque dans les illustrations du livret, croit manifestement encore à la force de l’amour, même si c’est sur un mode mineur. Trois reprises ont été sélectionnées : celle de « La
    Nuit est sur la Ville » de Françoise Hardy (et qui, en 1964, figurait assez curieusement sur le même 45 tours que « Mon amie la rose »), un « River Man » emprunté à Nick Drake, et extrait du
    premier album du chanteur folk anglais, et la partition de « Le Cor, le vent », que l’on doit à Khaled Mouzanar (compositeur de la luxuriante musique du film Caramel). Enfin, six introductions ou
    interludes – l’un deux s’intitule joliment « Direct Solutions Interlude » - complètent le menu, offrant chacun, en quelques poignées de secondes, bruits du quotidien empruntés aux rues de
    Marrakech ou du Caire, chant proche du liturgique, et évocations des concepts développés par le cinéaste expérimental Peter Joseph.

     

    Toutes ces facettes esthétiques tendent à permettre au disque d’atteindre la dimension d’un objet conceptuel, dans lequel s’entremêlent cultures musicales occidentales et orientales, sentiments
    humains génériques, et tentatives de développer, dans le contexte étroit d’une chanson, une véritable rêverie en images. Une nouvelle réussite à mettre au crédit de la chanteuse belge.



    par Christian Larrède

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    Tracklist :

    1. Intro (00:55)

    2. Makaan (04:27)

    3. Matrah Interlude (01:00)

    4. Bada Al Fajr (02:01)

    5. Muwashah Ozkourini (03:43)

    6. Riverman (05:39)

    7. Batkallim (05:58)

    8. Mounqaliba (03:39)

    9. Le Cor, Le Vent (03:43)

    10. Direct Solutions Interlude (01:38)

    11. Lahazat Nashwa (03:04)

    12. La Nuit Est Sur La Ville (03:35)

    13. Fresco's Interlude (02:08)

    14. Ghoroub (02:25)

    15. Evening Interlude (01:09)

    16. Taalet (03:11)

    17. Egypt Interlude (02:13)

    18. Nafourat El Anwar (02:57)

     

    mp3


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