• http://ekladata.com/mCaII6g0zn-idUb5T3FpOZ2ep5M.jpg

    http://www.abdalmalik.fr

    http://www.myspace.com/abdalmalikspace

    Origine du Groupe : France

    Style : Rap , Slam , Alternative

    Sortie : 2010



    Littéralement stupéfait, c’est la première impression que j’ai ressenti lorsque j’ai écouté Château Rouge, ce quatrième album de Abd Al Malik réalisé par Chilly Gonzales. Alors Chilly Gonzales,
    ou Gonzales, c’est un incroyable auteur-compositeur-musicien électro canadien, collaborateur de Jane Birkin, Feist, le fou gentil Philippe Katerine ou encore Arielle Dombasle, et accessoirement
    détenteur du record du monde du plus long concert en tenant 27 heures et 3 minutes au piano.



    Comme beaucoup d’autres rappeurs dits littéraires et experts en lettres (Oxmo, Solaar…), Abd Al Malik avait rapproché le rap avec la chanson française, les chansons à texte par le biais du Slam,
    qu’il a vulgarisé avec Grand Corps Malade, en ajoutant une mise en scène sonore (cette discipline hip-hop est je le rappelle strictement acapella). Mais ça ne suffit plus pour évoluer, il faut
    regarder d’autres horizons comme l’a fait Disiz la Peste en devenant Peter Punk. Le MC strasbourgeois, lui, a préféré s’illustrer dans un registre électro-pop.



    Désappointement, choc,… nombreux sont les mots qui viennent en tête lorsqu’on passe du Slam de « Valentin », s’inscrivant dans la continuité de Gibraltar et Dante, au single « Ma Jolie ». Abd Al
    Malik chante (!) en poésie sur une mélodie électro-pop entêtante et un rythme entraînant. C’est pour la moins très surprenant ! Et la suite qui se découvre l’est tout autant avec « Miss America
    », « Mon Amour » en duo avec sa femme Wallen et « Le Meilleur des Mondes/ Brave New World »… Avant de revirer brutalement vers le Slam avec des chansons comme « Dynamo » et l’hybride slam/electro
    « Centre-ville ». Ses talents de conteur d’histoires truffées de figures de style captivent toujours autant notre attention et l’on s’imagine déjà celui-ci animer la scène raconter son histoire
    de vélo, ou les douze minutes de « Château Rouge » avec le piano qui crée l’effet cinémascope. Seul regret : Abd Al Malik déclame toujours ses textes sur les mêmes tons et temps que ses deux
    précédents albums, comme un garçon appliqué et bien éduqué. À la longue, ça peut finir par lasser.



    L’élévation stylistique d’Abd Al Malik ne s’arrête pas à cette première moitié électro-pop en majorité, il repousse davantage ses limites et les frontières dans la seconde. Et là, on ne peut
    qu’écouter sans trop savoir quoi penser. Il n’y a pas que le morceau ska notamment (« SyndiSKAliste ») mais c’est quelque chose d’entendre Abd Al Malik speaking in english in ze text wiz ze
    frenchy accent sur « We Are Still Kings » et « Ground Zéro » (avec Papa Wemba)… déjà que Château Rouge contient déjà des refrains en anglais. Pour ce qui est de purement rap dessus, se référer au
    couplet de Matteo Falkone sur « Neon ».



    Son ouverture musicale s’est considérablement élargie en s’unissant avec l’univers de Gonzales. Château Rouge est pour le moins un pari hyper risqué, des gens y adhéreront, d’autres salueront la
    prise de risque et apprécieront l’album à sa juste valeur avec ses qualités et ses défauts, et le reste critiqueront amèrement son auteur. Abd Al Malik est devenu un artiste « inettiquettable »,
    plus… Universal.



    par Sagittarius pour http://sagittariushh.wordpress.com



    Tracklist :

    1 Valentin 3:43

    2 Ma Jolie 2:54

    3 Miss America 3:47

    4 Mon Amour Feat. Wallen 4:08

    5 Le Meilleur Des Mondes / Brave New World Feat. 3:33

    Primary 1

    6 Dynamo Ezra Koenig 5:42

    7 Centre Ville 3:30

    8 Goodbye Guantanamo 4:23

    9 Neon feat. Matteo Falkone 3:45

    10 We Are Still Kings 3:45

    11 Rock The Planet feat. Cocknbullkid 4:23

    12 Syndiskaliste 4:37

    13 Ground Zero (Ode To Love) Feat. Papa Wenda 4:53

    14 Chateau Rouge 12:06

     

    mp3


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  • http://www.fabulous-trobadors.com/

    Fondé en 1987, le duo des Fabulous Trobadors est né de la recherche musicale de Claude Sicre. Il souhaite avant tout pratiquer une musique qui peut se jouer n'importe où (ce qui écarte d'emblée beaucoup d'instruments et les effets électroniques) et qui puisse se chanter à la fois en français et en occitan (langue que paradoxalement il n'a pas découvert dans sa ville natale de Toulouse, mais à Paris). En 1983 sa découverte des "Emboladores" du Nordeste du Brésil lui fournit le modèle qu'il recherche : couple voix et percussions, duel poétique et joute de mots ultra rapide chantés en portugais (langue proche de l'occitan). Sa rencontre en 1986 avec Ange B, qui se spécialise dans les bruitages et les imitations d'instruments réalisés à la bouche, lui permet de réaliser son rêve de musique légère et dépouillée. Se servant de chansons traditionnelles mais également de compositions maison, les Fabulous Trobadors publient leur premier album "Era pas de faire" ("On n'aurait pas dû le faire") en avril 1992. Surprenant au premier abord, le style de ces troubadours modernes est directement issu du rap, des joutes verbales du hip-hop et des percussions du ragga. Les mots se déchaînent, fusent dans tous les sens et une écoute attentive (ainsi qu'une connaissance de l'occitan) est indispensable pour tout saisir. Régionaliste avant tout, la musique des Fabulous Trobadors se pare de textes qui accumulent les références à Toulouse (les cachous Lajaunie, le maire Dominique Baudis). La culture et la démocratie locales sont les principales préoccupations des toulousains, qui rejoignent sur ce terrain leurs confrères phocéens de Massilia Sound System qui produisent l'album et qui signent le groupe sur leur label. Faire de la musique sans passer par Paris et ses maisons de disques, de la politique sans rendre de compte aux hiérarchies des partis confortablement installées dans les salons de la capitale, tout cela est possible, les Fabulous Trobadors le prouvent. Avec "Era pas de faire", ils mettent l'humour et la déclamation au service d'une ville, d'une région et de leur langue. Quand certains parlent de libertés locales et de respect des langues minoritaires, d'autres agissent .
    ptit_boy
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